Le complexe aquatique ravive aussi les souvenirs

La polémique prospère, à propos du projet phare. Mais la maire le défend bec et ongles.

La pose de la première pierre, hier, sur le site du futur complexe aquatique qui reste à baptiser (. Ph T. S.)

L’intersyndicale CGT-CFDT-SUD-FO des communaux s’est fait entendre, hier, en marge de la pose de la première pierre du complexe aquatique. Passant des blattes découvertes sous les caillebotis de la piscine Péguilhan (« Sud Ouest » du 30/08), à l’inquiétude vis-à-vis du grand projet en cours sur le site de l’ancien Stade nautique.

Pour Morad Tahraoui (Sud), qui conteste le choix du gaz chloré pour la désinfection de l’air et de l’eau du futur complexe, on est face à « une incompétence manifeste ». Et selon Thierry Poey-Domenge (CFDT), on va au devant des mêmes problèmes de fuites (250 m³/jour) qui se sont posés sur le grand bassin du Stade d’eaux-vives, en raison de la présence de la nappe phréatique.

« Tout le monde est ravi !»
La permutation, au 3e étage de l’Hôtel de ville, entre les services financiers de la Ville et les adjoints, qui jusqu’alors logeaient à l’annexe de la rue Henri-IV, avait fait grincer des dents. Au point que plusieurs adjoints et conseillers avaient cosigné une lettre semée d’interrogations adressée à la maire.Ce déménagement, dans des locaux remis à neuf, était-il bien opportun, à moins de deux ans du renouvellement ? Cela n’allait-il pas inutilement chambouler des habitudes prises ? D’aucuns, suspicieux, s’étaient posé la question de savoir s’il fallait y voir la volonté de Martine Lignières-Cassou de garder l’œil sur les plus remuants…Le déménagement est intervenu entre le 24 et le 27 juillet. Et à en croire la député-maire, interrogée hier soir, « tout le monde est ravi ». A commencer par les services financiers, qui se trouvent plus au large.L’un des pétitionnaires d’hier estime aujourd’hui que « ce n’était pas une affaire d’État », et que « l’épisode est derrière nous ». Ça s’appelle ne pas insulter l’avenir…

Martine Lignières-Cassou laissait à Patrick Brossard, de la SEPA (Société d’Equipement des Pays de l’Adour), maître d’ouvrage délégué, le soin de la réfutation technique. En substance : un drain sous le dallage des locaux techniques, sera en connexion avec un drain périphérique au bâtiment pour capter la nappe phréatique, ce pour évacuer l’eau par gravité sur le réseau public. Ouf !

Novateur comme à l’époque

Plus poétiquement, la députée-maire avait évoqué « son » Stade nautique, propice aux flirts, avant de sceller dans le béton quatre photos d’époque roulées dans un cylindre. « Ce site est une partie de notre histoire. En 1964, le Stade nautique était complètement novateur ».

Et à ses yeux il en ira de même du complexe aquatique, réalisé en haute qualité environnementale. En particulier, la députée-maire s’enthousiasme pour le grand bassin découvert (50 m et huit lignes d’eau) : « Se baigner à l’extérieur, quand il pleut, même quand il neige, c’est un vrai plaisir ». En contexte thermo-ludique, sans aucun doute…

Une consultation est lancée pour trouver un nom à l »équipement. Martine Lignières-Cassou a aussi fait appel aux photos et aux « mots » qui gardent la mémoire de l’ex-Stade nautique, afin de les inscrire dans les murs de la piscine.