La grève n’épargne pas le Grand Prix.

Le secteur privé assure aujourd’hui le complément de service des agents de la voie publique en grève.

Comme prévu au lancement de leur mouvement, les agents de surveillance de la voie publique (ASVP) bousculent aujourd’hui l’organisation de la sécurité du site du Grand Prix historique.

Ainsi, neuf agents auraient dû y travailler. Or, selon la mairie, ils ne seront que quatre. Le complément sera ainsi assuré par l’Agence béarnaise de gardiennage et de sécurité pour un coût de l’ordre de 2 500 euros.

Pour la maire Martine Lignières-Cassou, cette situation aurait pu être évitée : « J’ai rencontré tous les agents le 6 mai. La réunion a été constructive. Les agents de catégorie C bénéficient d’une prime de 100 euros depuis 2008. Depuis 2010, une nouvelle prime de 15 euros mensuels a été attribuée. En décembre dernier, le Conseil municipal a également voté une prime de 15 euros supplémentaires dans le cadre de la vérification des sacs poubelles isolés. Elle prendra effet bientôt », explique la maire qui indique par ailleurs avoir « parlé d’une prime pour l’encadrement ».

« J’ai demandé aux agents de m’informer de la suite de leur mouvement pour que, le cas échéant, je prenne contact avec les organisateurs du Grand Prix. »

Les syndicats dénoncent cet état de fait : « Après le recours à des entreprises privées pour casser la grève des éboueurs, c’est au tour des ASVP de faire les frais de l’entêtement de l’autorité territoriale ».

« Avant, la moitié des missions autour du Grand Prix étaient confiées aux agents de la ville. En dix ans, il n’en reste que le tiers pour le service public », ajoute Morad Tahraoui de Sud.